Le cancer au Canada : La quasi-totalité des Canadiens en faveur de l’augmentation de l’accès aux essais cliniques par le gouvernement fédéral

La plupart des Canadiens considèrent les essais cliniques comme un moyen d’accéder à de nouveaux traitements contre le cancer et d’offrir un dernier espoir aux patients qui sont à court d’options


10 novembre 2025 – De nouvelles données recueillies par l’Institut Angus Reid, un organisme sans but lucratif, en partenariat avec la Société canadienne du cancer, révèlent que neuf Canadiens sur dix appuient l’augmentation de l’accès aux essais cliniques pour les patients atteints de cancer. Ce résultat provient du fait que la majorité des personnes interrogées pensent que ce type de traitement expérimental permet d’accéder à de nouveaux médicaments qui, sinon, ne seraient pas à la portée de la plupart de ces patients (80 % sont d’accord).

Les essais cliniques sont conçus afin de présenter le moins de risques et le plus d’avantages possible. En plus d’être approuvés par un comité d’éthique de la recherche, les protocoles doivent aussi être examinés par Santé Canada. Malgré cela, les risques qui peuvent y être liés restent une source de préoccupation. Les deux tiers des répondants (67 %) croient que les essais cliniques peuvent avoir des effets secondaires néfastes, tandis qu’une proportion importante de ceux qui hésiteraient à s’inscrire à un essai clinique s’ils obtenaient un diagnostic de cancer mentionne les effets secondaires potentiels (74 %) et la méfiance à l’égard des traitements dont l’efficacité n’a pas été prouvée (66 %) comme raison de leur hésitation.

Rares sont les Canadiens qui disent avoir de l’expérience avec les essais cliniques ou posséder des connaissances à ce sujet. Une majorité de répondants (56 %) dit en avoir entendu parler, mais ne sait pas grand-chose, tandis que le tiers (36 %) affirme ne rien connaître sur le sujet. Une personne sur douze (7 %) déclare en savoir beaucoup sur le sujet, tandis que 1% déclare avoir participé à un essai clinique.

Au sujet de l’IAR

L’Institut Angus Reid (IAR) a été fondé en octobre 2014 par Angus Reid, Ph. D., sondeur et sociologue. L’IAR est une fondation nationale de recherche sur l’opinion publique sans but lucratif et non partisane. Il a été créé pour faire progresser l’éducation en commandant, en menant et en diffusant auprès du public des données statistiques accessibles et impartiales, des recherches et des analyses stratégiques sur l’économie, sur les sciences politiques, sur la philanthropie, sur l’administration publique, sur les affaires nationales et internationales, et sur d’autres questions socioéconomiques importantes pour le Canada et pour le monde.

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer travaille sans relâche afin de sauver et d’améliorer des vies. Nous recueillons des fonds pour financer les plus brillants chercheurs sur le cancer. Nous fournissons un réseau d’aide empreint de compassion à toutes les personnes atteintes de cancer, dans tout le Canada et pour tous les types de cancer. Avec le soutien des personnes touchées, des sympathisants, des donateurs et des bénévoles, nous créons un avenir plus sain. Nous avons tous un rôle à jouer.

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Table des matières

  • La plupart des Canadiens ne connaissent pas bien les essais cliniques sur le cancer

  • Les deux tiers pensent que les essais cliniques sont « risqués », mais la plupart conviennent qu’ils sont un « dernier recours »

  • La moitié des Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer affirment que les essais cliniques offrent un « meilleur traitement » aux patients

  • La plupart disent qu’ils seraient prêts à participer à un essai clinique

  • Les femmes sont plus hésitantes, préoccupées par les effets secondaires

  • Une majorité écrasante soutient une augmentation de l’accès aux essais cliniques

 

La plupart des Canadiens ne connaissent pas les essais cliniques pour le traitement du cancer

Au Canada, 144 essais cliniques sur le cancer ont eu lieu en 2024. Le système canadien d’essais cliniques a été critiqué pour son manque de financement et pour les obstacles importants auxquels sont confrontées les personnes vivant dans des régions rurales et éloignées au moment d’y accéder.

Les essais cliniques sont un terrain plus familier pour les Canadiens ayant une certaine expérience de cancer, mais le quart des personnes ayant personnellement reçu un diagnostic de cancer (23 %) et le tiers des personnes qui connaissent quelqu’un ayant reçu un diagnostic (35 %) disent ne rien connaître sur le sujet. La majorité (53 %) des répondants qui n’ont aucun lien avec le cancer dit ne même pas en avoir entendu parler :

Selon les données qu’a recueillies l’IAR en 2023, un Canadien sur cinq (19 %) n’a pas de médecin de famille. Trois sur dix (29 %) disent qu’il est difficile d’obtenir un rendez-vous avec leur médecin de famille.

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Peut-être pour cette raison, la première ressource que les Canadiens utiliseraient pour trouver plus d’information sur les essais cliniques est Internet. Près des deux tiers (62 %) déclarent qu’ils feraient une recherche sur Internet pour en savoir davantage sur les essais cliniques sur le cancer. Une moindre proportion en parlerait à son médecin de famille (46 %) ou à un oncologue (36 %). Il est à noter que des données qu’a recueillies l’IAR par le passé révèlent également que la majorité des répondants (54 %) ayant eu besoin d’un spécialiste du système de santé du Canada dit qu’il est difficile d’obtenir un rendez-vous.

Les deux tiers des répondants croient que les essais cliniques sont « risqués », mais la plupart conviennent qu’ils sont un « dernier recours »

La plupart des Canadiens considèrent les essais cliniques comme des moyens efficaces pour les patients d’accéder à de nouveaux traitements (80 %) et comme un dernier recours pour les patients qui ont épuisé toutes les autres options (76 %). Cependant, les deux tiers (67 %) croient que les essais cliniques peuvent avoir des effets secondaires néfastes.

L’incertitude est plus grande chez les Canadiens quant à savoir si les essais cliniques mènent à de meilleurs traitements pour les patients (48 % sont incertains) et si une participation coûte cher (53 %) :

La moitié des Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer affirment que les essais cliniques offrent un « meilleur traitement » aux patients

Même chez les Canadiens qui ont personnellement reçu un diagnostic de cancer, il y a beaucoup d’incertitude quant au coût des essais cliniques. La moitié (47 %) des répondants de ce groupe dit ne pas savoir si une participation à ces types d’essais coûte cher aux patients (voir les tableaux détaillés).

Néanmoins, en comparaison avec les gens qui n’ont aucune expérience de cancer, les personnes ayant une expérience personnelle sont plus convaincues que les essais cliniques offrent aux patients inscrits des voies vers de nouveaux traitements (85 % sont d’accord) et de meilleurs traitements (50 %). De plus, les Canadiens ayant reçu un diagnostic de cancer sont moins susceptibles de convenir que les essais cliniques ont des effets secondaires néfastes (53 %) :

La majorité dit être disposée à participer à un essai clinique

Malgré un manque général de connaissances à l’égard des essais cliniques sur le cancer au sein de la population canadienne, comme mentionné ci-dessus, la plupart des répondants (62 %) disent qu’ils seraient prêts à participer à un essai clinique sur le cancer. La majorité des Canadiens est d’avis que les essais cliniques sont une source d’espoir pour les patients qui n’ont plus d’autres options (76 % sont d’accord). En général, les hommes sont plus susceptibles que les femmes à être « très disposés » à participer à un essai clinique, tout comme les Canadiens âgés par rapport aux répondants plus jeunes.

Les femmes, préoccupées par les effets secondaires, sont plus hésitantes

Pour les femmes, l’hésitation à participer à des essais cliniques semble motivée par une préoccupation plus élevée à l’égard de possibles effets secondaires. Quatre femmes sur cinq (79 %) qui disent être hésitantes déclarent que les effets secondaires en sont la raison, tandis que sept femmes sur dix (69 %) mentionnent un « manque de confiance envers les traitements dont l’efficacité n’a pas été prouvée ». Les hommes sont moins susceptibles d’exprimer ces sentiments, mais une majorité d’hommes hésitants disent aussi s’inquiéter de possibles effets secondaires (66 %) et se méfier des traitements dont l’efficacité n’a pas été prouvée (60 %). Une étude de 2024 publiée dans une revue de l’American Cancer Society démontre que les femmes sont moins enclines à participer à des essais cliniques au Princess Margaret Cancer Centre de Toronto.

Une majorité écrasante soutient une augmentation de l’accès aux essais cliniques

La plupart des Canadiens conviennent que le gouvernement fédéral devrait augmenter l’accès aux essais cliniques au Canada afin d’atténuer les coûts associés à un diagnostic de cancer. Ceux qui ont personnellement reçu un diagnostic de cancer sont plus susceptibles d’être fortement d’accord avec cet énoncé.

Des données qu’ont recueillies l’IAR et la Société canadienne du cancer par le passé révèlent également que deux Canadiens sur cinq appuient le fait que le gouvernement fédéral accorde la priorité aux nouveaux traitements et technologies contre le cancer, tandis que trois Canadiens sur dix qui ont été atteints de cancer veulent que le gouvernement fédéral investisse dans de nouveaux médicaments contre le cancer.

MÉTHODOLOGIE

L’Institut Angus Reid et la Société canadienne du cancer ont mené un sondage en ligne du 10 au 17 janvier 2025 auprès d’un échantillon aléatoire de 2044 adultes canadiens membres du Forum Angus Reid. L’échantillon a été pondéré en fonction du recensement pour être représentatif de la population adulte du pays par région, genre, âge, revenu du ménage et niveau de scolarité. À titre de comparaison, un échantillon probabiliste de cette taille devrait comporter une marge d’erreur de ± 1,5 point de pourcentage, 19 fois sur 20. Les écarts entre les totaux sont dus aux arrondissements. Le sondage a été commandé et payé par l’IAR et SCC.

Pour des résultats détaillés par âge, genre, région et niveau de scolarité, et pour consulter d’autres données démographiques, cliquez ici.

Pour accéder aux résultats selon la proximité du cancer, cliquez ici.

Pour la version complète, y compris la méthodologie, cliquez ici.

Pour le questionnaire, cliquez ici.

For the version in English, click here.

MEDIA CONTACT:

Shachi Kurl, President, ARI: 604.908.1693 shachi.kurl@angusreid.org @shachikurl

Victoria Young, Communications Coordinator, CCS: 416-572-4252, victoria.young@cancer.ca

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